FNAC: Quand l'hôpital se fout de la charité ?
Via l'article La Sacem soupçonne la FNAC de piratage publié sur Numerama (anciennement Ratiatum), on apprend que le distributeur de produits culturel au carré beige serait dans le collimateur de la Sacem pour vente de DVD piratés.
En effet l'enseigne propose des DVD de concerts édités par la société Wow Corporation. Ceux-ci contiendraient des vidéos pirates des différents artistes.
M Olivennes, président de la FNAC, auteur de La gratuité, c'est le vol : Quand le piratage tue la culture, mandaté pour diriger une commission contre le téléchargement illégal qui a remis au goût du jour la riposte graduée se retrouve donc dans une bien étrange posture.
Qu'à cela ne tienne, la FNAC est très claire dans sa réponse:
"Nous achetons 262.000 références par an et nous avons plus de 600 fournisseurs. Ils savent ce qu'ils nous vendent, ils sont responsables. C'est à eux d'être honnêtes. On ne va pas, à chaque commande, demander au fournisseur qu'il nous prouve que son produit possède toutes les autorisations. Maintenant, si quelqu'un nous prouve qu'il n'est pas légal, on le retire des rayons"
Comme le souligne la rédaction de Numerama, c'est assez paradoxal que l'enseigne veuille se dédouaner en invoquant sa position de distributeur alors que des sites de partage de vidéos comme Youtube, Daylimotion aient été condamnés à plusieurs reprises à ce titre.
En poursuivant l'hypothèse de la réponse Fnac, imaginons maintenant qu'après achat et visionage dun de ces DVD, je décide de le revendre sur internet... Je deviendrais alors receleur comme l'éditeur Wow Corporation...
Si oui, je risque de voir ma connexion Internet suspendue par la future autorité de régulation. Merci la FNAC/ M. Olivennes d'avoir fait de moi un "pirate"...
Si non, je viens d'inventer le blanchiment de DVD...
Comme dirait un proverbe Grec: "
Celui qui pille avec un petit vaisseau se nomme pirate ; celui qui pille avec un grand navire s'appelle conquérant "